Les relations des jeunes avec l’argent : une vision réaliste, mais encore frileuse

Quelles relations les jeunes ont-ils avec l’argent ?

Globalement, les adolescents et les jeunes adultes ont une perception assez frileuse des questions d’argent. Ils estiment avoir une vision réaliste du coût de la vie, mais ne disposent que de peu de modèles comme références. Quelles relations ont-ils avec l’argent ?

L’argent, l’épargne et le travail

Le travail et l’argent

L’argent apparaît le plus souvent comme un motif d’anxiété à la base d’un besoin de sécurisation. Les jeunes ont donc une perception assez frileuse de l’argent, et ils sont conscients qu’il ne tombe pas du ciel. Ainsi, confrontés à l’incertitude de leur avenir (vie professionnelle encore indécise) ainsi qu’à cette perception anxieuse, ils considèrent le travail comme un enjeu majeur. Selon eux, il s’agit du moyen le plus naturel pour gagner de l’argent et vivre.

L’épargne et le crédit

Leurs revenus proviennent de l’argent de poche jusqu’à l’âge des premiers emplois. Dès 15 ans, ils reconnaissent qu’il est nécessaire de maîtriser leurs dépenses. Ainsi, beaucoup établissent des budgets et tentent de mettre de l’argent de côté. S’ils ont un avis très positif sur l’épargne, leur perception du crédit est très négative. Ils reconnaissent l’utilité d’avoir recours à un crédit pour acheter un logement ou un véhicule, mais ne se voient pas l’utiliser pour un autre usage. Les jeunes sont totalement immergés dans la société de consommation. Ils parviennent donc à disposer d’une perception réaliste du coût de la vie.

Une culture financière qui reste très limitée

Si les jeunes disposent d’une vision assez large et juste du prix des biens qui les concernent, ils bénéficient d’une culture financière très faible. Leurs parents représentent souvent les seuls modèles qu’ils aient eus.

Des besoins peu conscients

Les jeunes de 15 à 20 ans ont la sensation de maîtriser les questions d’argent, et se considèrent comme étant « bien préparés » sur les questions de budget quotidien et de relations avec les établissements bancaires. Pourtant, leurs connaissances restent très limitées sur les aspects qui ne les concernent pas encore : assurances, retraite, épargne… Ils estiment donc qu’ils ne sont pas bien armés face aux questions de la retraite ou celles liées aux choix de crédits.

Les jeunes ont très peu de modèles de références et disposent pour seule source de connaissances la situation de leurs parents. En effet, les parents jouent un rôle prépondérant et constituent leur principale source de conseils.

Une frilosité face aux banques

Les jeunes montrent beaucoup de réticence à chercher des conseils auprès des banques. Si beaucoup utilisent leurs produits depuis un jeune âge (carte de retrait, livret d’épargne jeune), tous ne prennent pas conseil auprès des établissements qui s’inscrivent dans une démarche commerciale.

Enfin, les jeunes considèrent que l’école tient une place trop effacée dans leur apprentissage. Ceux qui suivent ou ont suivi des cours sur l’économie estiment que leurs connaissances sont bien trop théoriques. Enfin, la moitié des jeunes âgés de 18 à 20 ans affirment ne pas avoir bénéficié d’enseignement sur toutes les notions de finance et d’argent durant leur scolarité.

Aujourd’hui, les jeunes disposent de plus d’informations liées à leurs finances personnelles et à l’argent. Pourtant, beaucoup se trouvent encore désarmés face aux questions pourtant essentielles que représentent le crédit, l’épargne et la retraite.