Oui ou non à la médecine alternative ?

Sujettes à controverses, les médecines douces n’en sont pas moins populaires. Elles sont jugées dangereuses et inefficaces, mais est-ce réellement le cas ?

La médecine alternative, une médecine controversée !

Acupuncture, homéopathie, phytothérapie, ostéopathie… Les médecines non conventionnelles sont très populaires en France, beaucoup de malades se tournent vers ces pratiques et les pratiquants augmentent en nombre. Le scandale créé par l’attaque des 124 professionnels de santé contre toutes formes de médecines douces a fait coulé beaucoup d’encre et nombreux se posent des questions sur leurs bienfondés et leurs efficacités. On fait le point.

Médecine alternative : Une « Fake medecine » ?

Les professionnels de santé, du moins ceux qui se battent contre la thérapie non conventionnelle, sont sans appel : les médecines alternatives sont des fakes médecines ! Ils dénoncent la pratique de ces soins qu’ils jugent sans fondement, futiles et surtout sans aucune efficacité. Ils exigent que ces pratiques, dits « disciplines ésotériques », soient exclues du système médical. Sur ce point, ils ne sont pas les seuls à ne pas prendre les traitements alternatifs comme ayant des effets bénéfiques réels, bon nombre de gens restent sceptiques face à leurs efficacités. Les cas où ils fonctionnent, sont pour eux un simple effet placebo qui survient au bon moment. Des soins naturels, sans molécules chimiques et sans preuves cliniques, faits de plantes médicinales, de massages et de huiles essentielles n’ont pour eux aucune chance de réellement fonctionner sans le coup de pouce du hasard. De son côté, par contre, l’ordre des médecins a tenu à rappeler qu’il reconnait de façon officielle l’homéopathie, l’acupuncture, la mésothérapie et l’ostéopathie, et que tous les médecins peuvent les utiliser comme traitements s’ils respectent certaines conditions.

Une efficacité difficilement mesurable… mais réelle ?

Une thérapie est dite non conventionnelle quand elle n’a pas été soumise à des essais cliniques ou bien soit c’est le cas mais les tests cliniques ne se sont pas révélés concluants, dans le cas contraire, il s’agirait sans doute de médecine. Cela rend difficile de jauger les médecines alternatives par des méthodes dites classiques en termes d’efficacité.  Pourtant, la plupart ont fait leurs preuves depuis plus d’une vingtaine d’années dans le traitement de certaines pathologies comme le mal de dos (ostéopathie), les différentes douleurs (acupuncture) ou le problème de sommeil (hypnose et phytothérapie). La seule preuve apportée reste les témoignages des ressenties des patients.

Effet placebo ? On ne saurait le dire. Seulement la médecine douce est souvent sollicitée quand les médecines conventionnelles ont épuisées leurs ressources. Dans le cas d’une maladie chronique, par exemple, elle joue le rôle de médecine complémentaire en aide à la thérapie conventionnelle, et pour beaucoup, ces méthodes utilisant des plantes et autres huiles essentiels ont l’air d’avoir prouvé leur efficacité. Dans tous les cas, on ne peut laisser de côté une médecine traditionnelle chinoise de plus de 1000 an d’existence comme l’acupuncture, qui a apporté des soins et soigne encore aujourd’hui des patients dans les quatre coins du monde. L’ostéopathie et l’homéopathie sont des traitements qui ont énormément d’adeptes au vue de leurs résultats plus que satisfaisantes.

Attention aux charlatans !

Ca fait plus de 20 ans déjà que la France a vu un éclatement des pratiques non conventionnelles. Aujourd’hui encore, elles ont le vent en poupe, car selon les études 4 français sur 10 optent pour la médecine douce pour des questions de santé. En parallèle, le nombre des praticiens augmentent de façon exponentielle pour s’adonner à cette pratique en se disant connaisseurs des vertus des plantes médicinales et des huiles essentielles. Seulement, comme il s’avère difficile de juger des effets concrets de chacune des thérapies, il est tout aussi ardu de savoir si on tombe sur un vrai thérapeute ou sur un escroc. Lors de votre traitement, la vigilance est donc de mise pour trouver un médecin adepte de ces méthodes qui soit de confiance et qui ne profite pas uniquement du système en jouant uniquement sur l’effet placebo.

Heureusement, il y a des instituts de renom qui donnent des études adéquats et délivrent des diplômes dans le domaine des thérapies alternatives. De plus, vous pouvez chercher les informations et coordonnés de thérapeutes de qualité en passant en revue les annuaires des syndicats et des associations qui représentent la profession, et ce, sur le net.

Des prix de consultation pas si doux

Les tarifs pour un traitement alternatif ne sont pas vraiment donnés. Elle coute environ 50 à 100 euros, en fonction de la thérapie et de la sa situation géographique. En province, une séance de thérapie ostéopathique peut atteindre 100 euros, tandis qu’à Lyon, elle varie de 50 à 60 euros. Le gros problème demeure celui du remboursement des thérapies qui n’est pas toujours systématique comme avec un médecin conventionné. L’Assurance Maladie ne prend en charge que les médecines alternatives reconnues par l’Ordre des médecins, et ce remboursement n’est que partiel.