Spectacle de Clowns dans les Hôpitaux Suisses

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Les clowns dans les hôpitaux en Suisse

Que font des clowns à l’hôpital ? Il est fort probable qu’à un moment ou à un autre, on croise ces drôles de personnages dans les chambres, les couloirs, dans les salles d’attente ou encore dans les urgences. Pourtant, un peu partout sur le globe, les hôpitaux et centres de soins s’ouvrent à cette pratique pour accompagner les soins médicaux des enfants. C’est le cas en Suisse, où les hôpitaux universitaires de Genève (HUG) commencent à intégrer ce programme dans leurs différents services.

La naissance de l’intégration des clowns dans le monde hospitalier

Tout commence en 1986, à New York, quand M. Christensen et J. Gordon mettent en place le clown-doctor à New York. Le procédé consiste à faire entrer les clowns dans le milieu médical en portant la blouse blanche ornée d’accessoires qui leur sont propres. Dès lors, les recherches sur l’utilité ou non de cette approche s’accentuent. Le rôle attribué aux clowns change également. Ainsi, ces derniers façonnent leur personnage plus librement de par leur déguisement et leur façon de s’exprimer.

Au fil des années, les clowns d’hôpital ont appris à mieux prendre en compte l’environnement dans lequel ils opèrent. Avant tout contact, les clowns suivent des formations rigoureuses auprès de psychiatres ou d’autres professionnels médicaux pour accompagner les enfants dans les soins douloureux qu’ils traversent. Un environnement fragile qui demande des approches délicates. Pour chaque enfant, les clowns, en bon acteur, font de l’improvisation. Ainsi, un tour de magie peut très bien marcher sur un enfant que sur un autre qui préfèrerait plutôt entendre des blagues, par exemple.

Un clown à Genève œuvre dans cette nouvelle initiative thérapeutique. Les hôpitaux en Suisse également en font appel et le service pédiatrique de HUG l’a déjà testé. Jusque-là, la plupart des recherches menées tendent vers des résultats positifs à l’insertion utile de clown en milieu hospitalier.

Les bénéfices qu’apporte un clown d’hôpital

Un enfant hospitalisé fait face à différents degrés de douleurs, qu’elles soient physiques ou morales. Les comédiens clowns usent de leur performance artistique pour atténuer, mais surtout distraire les enfants par l’humour.

Vertus thérapeutiques par l’humour

Des recherches ont démontré que le rire a des vertus thérapeutiques. En riant, l’enfant se déconnecte de l’environnement froid et hostile dans lequel il vit et réduit, de la même façon, ses affects douloureux.

Invitation au jeu

Le clown invite également au jeu en incitant le patient à faire marcher son imagination par des activités ludiques, tout en y apportant toujours un côté humoristique. Il peut s’agir de dessiner, de chanter ou même d’improviser un petit sketch. Le clown reste toutefois attentif et à l’écoute de l’enfant, à ce qu’il demande sans s’imposer.

Un travail en symbiose entre le clown et le personnel soignant

Comme les clowns agissent dans l’institution hospitalière, il va de soi qu’il y a une collaboration étroite avec le personnel soignant. Des témoignages de médecins et d’infirmières rapportent le bienfait de voir ces drôles d’énergumènes apporter de la couleur et de la joie de vivre au sein de l’hôpital. Les parents des malades, qui baignent également dans l’anxiété permanente, s’apaisent quand ils voient leurs enfants retrouver le sourire quand les clowns arrivent dans la pièce.

Le clown rassure par sa présence

Lors d’interventions chirurgicales ou encore, une ponction lombaire, une étape très éprouvante et stressante, le clown à l’hôpital arrive à détendre l’enfant parfois juste avec des paroles rassurantes. Des fois même, les enfants s’ouvrent plus aux clowns thérapeutes qu’à leurs parents ou aux médecins. La confiance s’installe plus facilement grâce aux liens qu’ils ont tissés.