Infarctus, les femmes en deviennent victimes

L’infarctus fait de plus en plus de victimes chez les femmes jeunes. Il devient urgent de s’informer pour reconnaître la crise afin de réduire le risque.

L’infarctus chez les femmes, moins connu, mais plus mortel

L’infarctus, plus connu sous le nom de crise cardiaque, correspond à la destruction partielle du muscle du cœur. Il est plus difficile à détecter chez les femmes. Leurs symptômes n’apparaissent pas systématiquement, ou se manifestent différemment des signes avant-coureurs observés chez les hommes. Alors, que faire pour prévenir et traiter cette maladie dont l’issue peut être fatale ?

L’infarctus du myocarde, c’est quoi ?

Notre cœur est constitué d’un tissu musculaire appelé myocarde. Commandées par le système nerveux autonome, les contractions de ce muscle permettent la circulation du sang dans le cerveau, les organes vitaux et le reste de l’organisme. Le myocarde a également besoin d’un apport sanguin, et ce sont les artères coronaires qui se chargent  de lui en fournir. L’infarctus se produit lorsqu’une artère coronaire est obstruée, empêchant la circulation normale du sang, et privant ainsi le cœur d’une oxygénation suffisante. Cela entraîne la nécrose (la mort) des cellules de la partie mal irriguée. Résultat : le fonctionnement de la pompe cardiaque est altéré.

Les plaques d’athérome sont les responsables de l’obstruction des artères. Elles sont essentiellement constituées de cholestérol, et elles tapissent les parois des artères coronaires. La rupture d’une plaque entraîne la formation d’un caillot sanguin qui va boucher l’artère.

Quels sont les facteurs de risque de l’infarctus chez les femmes ?

Le corps médical a longtemps affirmé que la gent féminine est épargnée de l’infarctus de myocarde jusqu’à la ménopause. Selon lui, les femmes sont protégées par les hormones féminines (les œstrogènes). Mais une étude récente a montré que le traitement hormonal de la ménopause des femmes de 45 ans et plus augmenterait le risque de maladies cardiovasculaires telles que les accidents vasculaires cérébraux et l’infarctus du myocarde lui-même.

Une étude présentée au Congrès Européen de Cardiologie au mois d’août 2018 à Munich a montré une cause clinique de crise cardiaque chez les jeunes femmes : la dissection aigüe et spontanée des artères coronaires (SCAD). C’est une anomalie des artères, plus fréquente chez les femmes et inhabituelle chez les hommes. Cette étude révèle également que le stress joue un rôle majeur dans le déclenchement de la SCAD.

L’évolution du mode de vie constitue aussi une cause importante de l’apparition de la crise cardiaque chez les femmes de plus en plus jeunes. Tabac, alcool, sédentarité sont des causes prépondérantes de l’infarctus. En parallèle, l’hypertension, l’hypercholestérolémie et le diabète sont des  troubles de santé qui favorisent l’infarctus

Quels sont les symptômes de l’infarctus chez les femmes ?

Longtemps considérée comme une maladie essentiellement masculine, la crise cardiaque frappe aussi la femme. Pire encore, les  maladies cardiovasculaires constituent la première cause de la mortalité chez les Françaises. En France, il tue 8 fois plus que le cancer du sein. Si l’infarctus de myocarde est plus fatal pour les femmes, c’est notamment à cause de l’atypie de leurs symptômes.

En effet, les symptômes dits classiques de la crise cardiaque sont apparentés aux signes observés chez les patients masculins. Ce sont notamment la sensation de pression dans la poitrine ; la douleur irradiant la mâchoire, la nuque et/ou le bras gauche ; les vertiges et/ou les évanouissements ; la suée. Or, selon la fédération française de cardiologie, plus de la moitié des femmes victimes d’un infarctus ne ressentent pas ces symptômes classiques.

Chez les femmes, les symptômes peuvent être confondus à ceux d’une autre maladie. Ce qui entraîne un retard de diagnostic ou un retard pour mise en place d’un traitement d’urgence. Il peut s’agir en effet de douleurs gastriques, semblables aux brûlures d’estomac. Il y a aussi la sensation de grande fatigue, l’essoufflement ainsi que les nausées et/ou vomissements.

Infarctus chez les femmes, quels sont les gestes qui sauvent ?

Primo, il faut manger sainement : plus de vitamine, moins de sucre et de graisse. N’hésitez pas à privilégier les fruits et légumes et à préférer les viandes blanches et les poissons. Le mieux serait d’opter pour l’huile d’olive en guise de corps gras. Faire des exercices physiques réguliers de 20 à 30 minutes par jour. Arrêter les cigarettes et les boissons alcooliques, mais prendre plutôt un verre de vin rouge par jour.

Il faut aussi se détendre. Le stress qui amène une femme à grignoter ne fait que favoriser le surpoids, causant la formation des plaques dans les artères. Le massage à la pierre chaude permet non seulement de se détendre, mais il favorise aussi une bonne circulation sanguine.

Faire un examen cardiovasculaire complet (bilan du taux de cholestérol, contrôle de pression artérielle et de rythme cardiaque, etc.), surtout pour les femmes de plus de 45 ans et celles qui présentent de facteurs de risque (diabète, hypertension, etc.).