Les polluants volatils envahissent nos intérieurs : comment dépolluer efficacement sa maison ?

Les polluants volatils envahissent nos intérieurs…

Même si on pourrait croire que les produits ménagers nous aident à assainir la maison, il n’en est rien. Les polluants volatils qu’ils contiennent génèrent une forme de pollution à l’intérieur même de notre foyer. Alors, comment y remédier ?

La pollution intérieure

La pollution intérieure se trouve dans tous les lieux clos : la maison, les bureaux… Et elle serait plus dangereuse que celle que l’on trouve l’extérieur. En effet, en termes de pollution, les intérieurs sont encore plus concernés, car on s’y trouve confinés.

La pollution intérieure est un mélange de plusieurs choses : les poussières, les acariens, le dioxyde de carbone et les produits chimiques. Adopter de bonnes habitudes permet de limiter son exposition à la pollution intérieure tout en évoluant dans un environnement sain.

Nettoyer sans décaper

Il est inutile de désinfecter la maison avec de l’eau de javel, de parfumer les pièces avec des bombes désodorisantes ou de pulvériser de la mousse anticalcaire partout. La maison n’est pas un lieu stérile ni un hôpital. Au contraire, tous ces produits qui se disent « purificateurs » et efficaces contre « 99 % des bactéries » n’ont rien de sain pour la maison. Au lieu de nous débarrasser de la pollution intérieure, ils ne font que la renforcer. En effet, ces produits diffusent des composés organiques semi-volatils ou volatils dans l’air.

Ces petites particules constituent une menace directe pour notre santé lorsqu’ils sont inhalés : allergies, cancers, maux de tête, maladies cardiovasculaires, atteintes de certains organes ou du système nerveux… Et il en est de même pour les bougies parfumées, l’encens, les sprays à base d’huiles essentielles ou les brûle-parfums. Ces produits doivent être utilisés de façon très limitée notamment par les personnes atteintes d’allergies ou d’asthme. Pour soi-même et pour la planète, il est préférable de revenir à des produits moins chers et plus naturels : le vinaigre blanc, le savon de Marseille ou noir, le bicarbonate de soude et le citron.

Dépolluer son intérieur

Pour remédier à cette forme de pollution, plusieurs possibilités s’offrent à nous. Avant tout, il faut vérifier faire un check-up complet de la maison : ventilation et aération sont deux notions différentes. Pour cela, on commence par vérifier l’état des systèmes de ventilation. Ils ne doivent pas être bouchés ou arrêtés. Voici quelques astuces supplémentaires pour une dépollution complète de l’intérieur.

Aérer les pièces et aspirer l’intérieur

Les ventilations, aussi efficaces soient-elles, ne suffisent pas toujours à renouveler totalement l’air des pièces. Tous les jours et même en cas de pic de pollution, matin et soir, il faut prendre soin d’ouvrir les fenêtres durant un quart d’heure. Le matin, cette opération permet de diminuer les taux de dioxyde de carbone présent dans la chambre à coucher notamment. On peut aussi en profiter pour ouvrir le lit et secouer couette et oreillers.

Passer l’aspirateur à raison de deux fois par semaine minimum permet de se débarrasser des poussières et des acariens. Il ne faut donc pas oublier les tapis, les matelas, les rideaux et même le couchage des animaux de compagnie.

Lutter contre l’humidité

Faire sécher le linge à l’intérieur fait grimper le niveau d’humidité dans la maison. Il faut éviter de placer les séchoirs dans les pièces peu aérées ou dans une chambre à coucher. D’autre part, il est possible de s’équiper de plusieurs appareils qui se destinent à l’absorption d’humidité ou à la purification de l’air. L’idéal est de faire sécher les vêtements à l’extérieur. Enfin, cela ne sert à rien de se fier totalement aux plantes dites « dépolluantes ». Si elles représentent la tendance du moment, rien ne prouve leur efficacité.