Zoom sur la colique néphrétique

La colique néphrétique se manifeste par une douleur intense de la zone lombaire. Généralement, elle est due à la présence de calcul dans les voies urinaires et/ou dans le rein du patient. Il est possible de prendre des médicaments pour soulager les douleurs pendant les crises. Toutefois, pour qu’elles ne reviennent pas, il est nécessaire de soigner la maladie qui les provoque. Par ailleurs, adopter une habitude de vie saine est également conseillé pour réduire au minimum les risques de souffrir du syndrome de colique néphrétique.

Définition

Avant tout, le syndrome de colique néphrétique n’est pas une maladie mais le symptôme d’une maladie. Un patient qui en souffre est sujet à une violente et horrible douleur dans la région lombaire, c’est-à-dire au bas du dos. Au fil du temps, elle se répand jusque vers les parties génitales et aucune position ne semble l’atténuer.

Dans certains cas, les douleurs ressenties lors des crises de colique néphrétique sont accompagnées de nausées et de vomissements. Et quelques fois, des troubles urinaires (brûlure, envies fréquentes d’uriner, besoins pressants, du sang dans les urines) sont même retrouvées chez les patients.

Causes et facteurs de risque

En général, la colique néphrétique se produit lorsque l’urine ne peut pas être évacuée car les voies urinaires sont bloquées à cause de nombreux problèmes de santé. Mais pour la plupart du temps, cette atroce douleur est due à la formation de calcul ou lithiase qui empêche le déplacement de l’urine.

Cependant, d’autres facteurs comme les tumeurs, les rétrécissements des voies d’évacuation suite à des calculs ou une intervention chirurgicale sont susceptibles de causer ces douleurs presque insupportables. Par ailleurs, concernant les causes externes, il s’agit souvent de tumeurs gynécologiques, ligatures chirurgicales accidentelles ou d’hématome.

Ainsi, il existe certains facteurs qui augmentent les risques de souffrir de syndrome :

  • Les abats et les charcuteries ;
  • Le manque d’eau ;
  • L’hérédité ;
  • Les infections urinaires graves mal soignées ;
  • Malformations du rein ;
  •  Obésité ;
  • Goutte ;
  • Diabète ;
  • Maladie de Crohn ;
  • Insuffisance rénale ;
  • Hypercalciurie…

Traitements

En cas de crise de colique néphrétique, le plus urgent est de prendre un traitement médical pour atténuer la douleur. Ainsi, dès l’apparition des premiers symptômes, il faut immédiatement arrêter de boire de l’eau, pour éviter que la vessie ne se remplisse et intensifie la douleur.

Ensuite il est conseillé de prendre des médicaments comme les antalgiques pour calmer la douleur, des anti-inflammatoires qui réduisent le volume d’eau filtré par le rein, ou encore les antispasmodiques. Cependant, ces médicaments sont disponibles uniquement sous prescription médicale. Donc, il est recommandé de consulter un médecin le plus vite possible dès que les douleurs apparaissent.

Mesures à prendre au quotidien

La douleur provoquée par le syndrome de colique néphrétique est intense. Ainsi, le patient doit adopter une certaine hygiène de vie pour s’assurer une meilleure santé et limiter les risques de subir les manifestations et/ou leur récidives.

D’abord, il est nécessaire de boire beaucoup d’eau, environ 1,5 Litres en une journée dans les conditions normales et plus en cas de forte chaleur ou d’activité physique pour diluer au maximum les sels minéraux. Par ailleurs, pour ceux qui souffrent de calcul d’oxalate de calcium, les eaux à faible teneur en calcium sont vivement conseillées (eau du robinet par exemple). Par contre, les eaux alcalines sont recommandées à ceux qui sont atteints de calcul d’acide urique.

Ensuite, il est important que l’hydratation soit bien répartie au cours de la journée. Ainsi, le patient est invité à boire régulièrement au cours de la journée pour sa santé. Et pour prévenir la concentration des urines la nuit, il doit terminer environ un demi litre d’eau entre le dîner et le coucher.

Puis, il est aussi recommandé de pratiquer des exercices physiques régulières. Et pour ceux qui ont déjà souffert de ce syndrome antérieurement, il est absolument nécessaire d’aller consulter un médecin pour en déterminer la cause et la traiter.

Le patient doit également limiter la consommation d’abat, de crevettes, fromage, légumes secs et surtout d’alcool. Les aliments riches en protéines animales et protides sont également à diminuer. Puis concernant le sel, il ne faut en manger que 6 à 8 g par jour.

Médecine douce

Mis à part le traitement médical, il existe également d’autres manières de procéder pour éviter la colique néphrétique. Elles sont communément appelées « médecines douces ».

Premièrement, la consommation de plantes à vertus diurétiques sous forme de tisane, notamment l’ortie, le pissenlit, le cassis et la bardane. Cependant, la phytothérapie est une mesure préventive et ne soigne en aucun cas les maladies.

Deuxièmement, l’homéopathie qui est également une solution pour prévenir l’apparition de ce syndrome. Elle peut aider en cas de difficultés à uriner (Sarsaparilla), coliques néphrétiques chroniques (berberis vulgaris). Elle est également efficace pour entretenir le corps afin qu’il n’y ait pas de rechute (Calcalea phosphoricum + Collubrina + Lycopodium).

Cependant, pour votre santé, il est fortement recommandé de demander l’avis d’un médecin avant toute entreprise de traitement, quelle que soit sa nature.

http://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/sa_516_colique_nephretique.htm
https://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=colique-nephretique
https://www.santemagazine.fr/sante/maladies/crise-de-colique-nephretique-ce-que-vous-devez-faire-171082
https://sante.journaldesfemmes.fr/maladies/2437268-colique-nephretique-definition-prise-en-charge-traitements/