L’utilisation massive des antibiotiques conduit à la résistance des bactéries : un problème sanitaire mondial

L’utilisation massive des antibiotiques dans l’alimentation, un problème de santé publique majeur !

Au fil du temps, l’utilisation massive et répétée des antibiotiques engendre diverses formes de résistances bactériennes accrues qui menacent l’efficacité des traitements. En termes de santé humaine mondiale et de sécurité alimentaire, l’enjeu est de taille.

Le développement de la résistance

Les antibiotiques constituent un type de médicaments que l’on utilise pour prévenir et traiter les infections bactériennes. Ainsi, on les utilise dans l’élevage intensif ainsi et pour soigner les diverses des infections les plus courantes.

La résistance devient effective lorsque les bactéries évoluent pour répondre à l’utilisation de ces médicaments. Ainsi, ce sont les bactéries et non les êtres humains ou les animaux qui développent une nouvelle forme de résistance. De cette manière, elles sont capables de provoquer des infections encore plus difficiles à traiter chez les êtres vivants, humains et animaux.

De manière globale, la résistance aux antibiotiques finit par entrainer des dépenses médicales accrues, une hausse de la mortalité et des prolongations d’hospitalisation. Aujourd’hui, la résistance aux antibiotiques constitue l’une des plus grandes menaces pour la santé mondiale, le développement et la sécurité alimentaire. Cette problématique concerne tous les pays et les tranches d’âge.

Un problème de grande ampleur

La résistance aux antibiotiques est un phénomène naturel qui est accéléré par le mauvais usage des médicaments chez les êtres humains et les animaux. Bon nombre d’infections deviennent de plus en plus difficiles à soigner comme la pneumonie, la gonorrhée, la tuberculose ou encore, la salmonellose. Aujourd’hui, toutes les régions du monde connaissent une résistance aux antibiotiques dangereusement élevée. Notre capacité à traiter les maladies infectieuses courantes se restreint sans cesse. Les traitements à base d’antibiotiques peuvent devenir obsolètes et inefficaces.

L’émergence ainsi que la propagation des résistances sont encore pires dans les pays où les antibiotiques sont délivrés sans ordonnance pour les animaux et les êtres humains. Dans d’autres régions du monde, ils sont prescrits de manière excessive par les vétérinaires et les agents de santé. Ils deviennent ainsi surconsommés. Si aucune mesure n’est prise, une ère post-antibiotique pourrait voir le jour : les petites blessures et les infections courantes redeviendront mortelles.

La prévention aux résistances

Diverses mesures peuvent être prises à tous les niveaux de la société afin de réduire l’impact, mais aussi la propagation des résistances aux antibiotiques. Au niveau individuel, il nous est possible de n’utiliser les antibiotiques que lorsqu’ils sont prescrits. Il ne faut pas les partager ou les utiliser pour traiter d’autres maladies. Nous pouvons prévenir les infections avec la mise en place de gestes simples : se laver les mains, respecter les règles d’hygiène pour la préparation de la nourriture, éviter les contacts avec les malades, tenir ses vaccinations à jour…

Les professionnels de santé doivent se montrer plus raisonnables en ne délivrant des ordonnances que lorsque cela s’avère réellement nécessaire. Bien informer les patients et rapporter les différents cas d’infections résistantes aux antibiotiques s’avère également utile. Enfin, il est impératif que les responsabilités politiques prennent des mesures homogènes.

Une responsabilité pour chacun

La résistance aux antibiotiques est un problème mondial. Il en va de la responsabilité de chacun de limiter au maximum la consommation de ce médicament au quotidien. L’Organisation mondiale de la Santé accorde d’ores et déjà un caractère prioritaire à la lutte contre la résistance aux antibiotiques. Un plan d’action mondial se décline en plusieurs stratégies nous permettant de mieux appréhender ce problème de grande ampleur.

Enfin, il faut savoir que les animaux issus d’élevages biologiques ne doivent pas prendre d’antibiotiques. Les personnes qui consomment divers produits d’origine animale peuvent se tourner vers cette méthode d’élevage. Ils pourront ainsi consommer des aliments non traités aux antibiotiques. Chacun doit optimiser l’usage des antibiotiques afin d’endiguer les infections liées à la résistance des bactéries. Autrement, les conséquences pourraient être graves et mondiales.